Les 7 faims

En consultation, la notion de faim est bien sûr abordée. Elle est souvent vécue de façon négative par les patients.

Il s'agit pourtant d'un message important  envoyé à notre organisme.

Apprendre à décoder ce signal permet de se nourrir en quantité et qualité suffisantes sans générer de trouble de comportement alimentaire.

Dans son ouvrage intitulé "manger en pleine conscience" (Ed. Les Arènes),le Dr J.Chozen Bays décrit les 7 sortes faims que nous pouvons ressentir.

Elles répondent à des besoins différents et ne passent pas systématiquement par une prise alimentaire.

  • La faim de l'estomac : un besoin physiologique d'énergie

  

     L'estomac tiraille signalant que le corps réclame son carburant d'énergie pour continuer à fonctionner sans puiser dans ses réserves.

 

     Il suffit d'accepter cette sensation et d'attendre l'heure du repas pour manger.

 

 

 

  • La faim des cellules : un besoin de nutriments

En même temps que la faim de l'estomac se déclare, des envies plus qualitatives se précisent sur les choix d'aliments vers lesquels nous nous portons spontanément, guidés par nos gouts et nos croyances.

Ces choix spontanés de nutriments nous sont dictés par nos cellules qui témoignent ainsi des manques en minéraux, en vitamines et oligo éléments. Une réserve insuffisante en fer peut par exemple déclencher une envie de consommer de la viande rouge ou des coquillages.

Nos super cellules permettent ainsi de répondre à des besoins physiologiques de qualité.

Cela se complique lorsque d'autres faims nous incitent à manger des aliments inutiles à notre organisme.

 

  • La faim du cœur: un besoin de réconfort.

Certains aliments sont consciemment ou non associés à des moments agréables ou malheureux.

La nourriture ainsi chargée d'émotions, peut générer du réconfort ou un sentiment de malaise chez le consommateur.

Une situation émotionnelle difficile peut déclancher une envie d'aliment précis comme le chocolat par exemple.

Cette faim du coeur est un besoin d'apaisement.

 

 

  • La faim de l'esprit : des besoins théoriques

  Au quotidien, les messages nutritionnels relayés massivement par les medias nous conduisent à adopter des règles et habitudes d'alimentations en forgeant nos propres croyances comme celles de sauter des repas, consommer ou supprimer définitivement certains aliments.

Les besoins physiologiques ne sont plus respectés. Cette faim repose uniquement sur des besoins de connaissances.

Elle n'a aucun intérêt pour le corps et l'esprit

En contradiction avec nos autres faims, elle génère doute et anxiété.

Acheter les derniers aliments à la mode peut être terrible pour le porte monnaie.

Mais Il faut reconnaitre que certains messages nutritionnels-scientifiques sont utiles à condition de savoir faire le tri.

 

  • Les faims des sens : faim des yeux, faim de la bouche, faim du nez.

Saliver devant une pâtisserie, sentir l'odeur du pain chaud, manger une gourmandise avant l'heure du repas sans éprouver de faim de l'estomac et des cellules, conduisent au grignotage.

 

On peut nourrir cette faim des sens en insistant surtout sur la qualité des aliments et les sensations gustatives.

 

 


Ces 7 facettes de la faim se maitrisent bien une fois que nous savons les reconnaitre et les accepter. En étant conscient de nos sensations et de nos prises alimentaires, nous gardons ainsi le contrôle sur notre nourriture.